Qualité de réfugiée reconnue à une femme congolaise qui a fui des violences conjugales
JURISPRUDENCE

01 53 10 26 36


323 rue Saint-Martin
CONTACT
Jurisprudence – 30 déceembre 2025
Mme XXX, une femme congolaise (CONGO BRAZZAVILLE) née en 1960, a demandé l’asile en France après avoir fui des violences conjugales très graves commises par son second mari.
Après leur mariage, son époux est devenu extrêmement jaloux, violent et contrôlant, l’obligeant à couper les liens avec ses enfants et sa famille. Au fil des années, elle a subi des insultes, des menaces de mort, des agressions physiques répétées et une forte emprise psychologique.
En 2018, son mari lui a fracturé le genou et, en 2019, il l’a frappée publiquement dans un café devant des témoins.
Elle a porté plainte à plusieurs reprises, mais les autorités congolaises se sont contentées de simples rappels à l’ordre, notamment parce que le père de son mari était un ancien gendarme influent.
En 2022, après avoir découvert l’infidélité de son mari et demandé le divorce, les violences ont encore augmenté et elle a dû se réfugier chez des proches.
Début 2024, après une nouvelle agression très violente qui l’a conduite à l’hôpital, une collègue l’a aidée à se cacher puis à quitter le Congo pour la France.
La Cour a considéré que son récit était crédible, confirmé par des certificats médicaux, et a estimé qu’elle risquait de subir de nouvelles violences sans protection réelle des autorités en cas de retour au Congo ; elle lui a donc accordé la protection subsidiaire.

